Personnes regardant des cartes à l’intérieur.

Façonner l’avenir ensemble: les études de La Grande Alliance

Eeyou Istchee, Quebec

La Grande Alliance (LGA) était un cadre cri à long terme visant à relier, développer et protéger Eeyou Istchee grâce à une approche coordonnée en matière de transport, de protection et de bien-être communautaire.

Aperçu du projet

Mieux planifier les infrastructures

La Grande Alliance (LGA) était un cadre cri à long terme visant à relier, développer et protéger Eeyou Istchee grâce à une approche coordonnée en matière de transport, de protection et de bien-être communautaire. Établies par un protocole d’entente entre le gouvernement de la Nation crie et le gouvernement du Québec, les études de faisabilité de la LGA ont porté sur les routes, les chemins de fer, le port et les services connexes, en plaçant la participation communautaire au cœur du processus. L’objectif était de contribuer à rendre le développement plus prévisible et durable, afin que les communautés cries puissent jouer un rôle plus actif dans la planification et, éventuellement, dans la mise en œuvre du développement des infrastructures de transport.

Les études, gérées par la Société de développement crie (SDC), ont produit des données techniques, socio-environnementales, de marché et de risque, parallèlement à une large consultation des utilisateurs des terres cries, des communautés et des partenaires régionaux. Les rapports d’étude sont publics et documentent la manière dont La Grande Alliance cherche à concilier la nouvelle connectivité et la protection, en s’alignant sur les valeurs cries et le cadre d’évaluation environnementale.

Comment la SDC a rendu cela possible

En tant que gestionnaire de projet pour la phase d’études de La Grande Alliance, la SDC s’est attachée à donner la priorité aux communautés. En coordonnant les travaux techniques et en mettant en place un modèle de participation solide, la SDC a veillé à ce que les Cris aient leur mot à dire à chaque étape du processus, de la planification à la prise de décision, notamment :

  • Diriger les études et la gouvernance : La SDC a géré les études de faisabilité, en coordonnant les travaux techniques multidisciplinaires, les analyses socio-environnementales de référence, les analyses de marché et de risque, et en élaborant une feuille de route en trois phases pour les décideurs.
  • Mettre en place un modèle d’engagement axé sur la communauté : La SDC a mis en place un réseau d’agents d’information communautaire dans les 10 communautés cries, a organisé des assemblées et des séances d’information, et a documenté les contributions à l’aide d’outils structurés, afin de s’assurer que les utilisateurs des terres, les maîtres de trappage, les aînés, les jeunes et les organisations locales soient informés des tracés, du rythme et des mesures de protection/garanties dès le début et tout au long des études.
  • Rendre les résultats accessibles : Afin de maintenir un dialogue ouvert et transparent, l’équipe a lancé un programme de communication intégré (site web, bulletins d’information, émissions de radio, cartes et présentations au sein des communautés) permettant de fournir des mises à jour et les conclusions de l’étude à des milliers de résidents et de maîtres de trappage issus de plus de 100 territoires de piégeage.
  • Cadrer les décisions autour de la protection et de l’accès : L’approche de la SDC a associé la planification des corridors à une logique de conservation : identifier d’abord les zones à protéger (culture, habitat, eau), puis orienter toute infrastructure envisagée vers des zones jugées compatibles par les communautés, inversant ainsi l’ordre habituel consistant à développer d’abord, puis à atténuer les impacts.
  • Fournir des données factuelles aux dirigeants : Le programme a rassemblé plus de 10 000 pages sur l’ensemble des phases (y compris les conceptions techniques, la demande du marché, les effets socio-environnementaux et les options de risque/atténuation) afin que les chefs et les conseils, les organismes régionaux et les homologues québécois puissent évaluer les options avec rigueur avant même qu’un projet porté par un promoteur ne soit envisagé.

Ouvrir la voie à de nouvelles possibilités

La Grande Alliance ne se limite pas aux infrastructures; elle vise à créer de nouvelles possibilités. Le projet jette les bases de déplacements plus sécuritaires, d’un renforcement des capacités locales et d’un avenir où développement et protection vont de pair, le tout en respectant les priorités des Cris.

  • Prévisibilité pour les communautés et les utilisateurs du territoire : Une feuille de route commune réduit l’incertitude quant aux zones où le développement doit ou ne doit pas avoir lieu, contribuant ainsi à protéger les zones de récolte et les sites culturels tout en planifiant un accès plus sûr et plus fiable pour les communautés.
  • Mobilité plus sûre et plus intelligente : Si elles sont mises en œuvre, les améliorations des corridors et les liaisons ferroviaires potentielles amélioreraient la sécurité et réduiraient les coûts pour les personnes et les marchandises, allégeraient la pression sur les longs trajets routiers et faciliteraient les évacuations médicales, l’éducation et les déplacements quotidiens à travers Eeyou Istchee.
  • Capacités locales et parcours pour les jeunes : Le modèle de participation et les travaux d’étude créent de nouveaux rôles techniques, administratifs et de gestion afin de renforcer les capacités locales et d’ouvrir des perspectives pour les jeunes Cris.
  • Un modèle pour des décisions équilibrées : En intégrant les connaissances cries et une analyse socio-environnementale en amont, LGA propose une méthode reproductible pour évaluer les opportunités économiques, la résilience climatique et les effets cumulatifs, afin que les choix futurs correspondent aux priorités des Cris.

« La Grande Alliance consiste à repenser la façon dont nous planifions l’avenir, en accordant la priorité à la contribution de la communauté avant toute conception ou prise de décision. En établissant cette nouvelle façon de travailler, nous nous assurons que chaque étape reflète les priorités et les connaissances cries. »
— Clarke Shecapio, président et directeur général, Société de Développement Crie